ATTENTION : CHANGEMENT DE LIEU POUR LE DSEA

Les soirées auront désormais lieu à la Conjuration des Fourneaux, 149 rue Saint-Hilaire à Rouen

CYCLE "LES PARCOURS CLANDESTINS DU CINÉMA"
De septembre à décembre 2016

  • › les jeudis 29 septembre, 27 octobre, 24 novembre, 08 décembre et le lundi 21 novembre

  • Le Doctorat Sauvage En Architecture vous invite à 5 séances pour réfléchir, débattre et entrevoir différement l'histoire du cinéma.
    En savoir plus ICI

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 29 septembre à 19h :

    – Discussion "Instauration du cinéma à Rouen. Une Chronologie et un itinéraire composites" proposée par Olivier Poupion, chercheur indépendant, auteur de l'ouvrage Histoire du cinéma à Rouen (1892-1919), 2002
    "Le cinéma n’est qu’une branche de la photographie ; cette dernière, dès les origines, a connu un réel essor à Rouen, ville industrielle et commerciale. Nouveau media, elle s’est tôt confrontée à la problématique des images animées, thème qu’elle illustrera et finira par supplanter.Mon exposé (sous forme de discussion) montrera la diversité des approches que furent le chronophotographe, le théâtre optique, le kinétoscope et enfin le cinématographe. Ce parcours abordera divers moments rouennais au travers des expérimentations faites lors de l’Exposition nationale et coloniale, des séances du Photo-Club Rouennais, celles de la Société industrielle, de la Foire Saint-Romain, et des diverses séances tout au long de la décennie 1900-1910. Cette période coïncidera avec l’ouverture des premières salles fixes." En savoir plus ICI

  • Jeudi 27 octobre à 19h :

    – Conférence De 1895 à 1912 : le cinéma forain français entre innovation et répression proposée par Arnaud Lemarchand, maître de conférence en économie à l'Université du Havre.
    "Les forains participèrent à la diffusion du premier cinéma et à son évolution technique et esthétique. Leur marginalisation à partir de 1912 ne découle pas seulement de l’action des grands producteurs industriels, elle fut aussi une conséquence de la loi de 1912 régissant leur statut et accroissant leur précarité. Le déclin du cinéma forain fut moins lié à des raisons esthétiques qu’à l’instauration d’une gouvernance du cinéma qui excluait ses acteurs nomades." Résumé provenant du site Revue.org
    En savoir plus ICI

  • Lundi 21 novembre à 19h :

    – Formation au logiciel libre de montage Blender proposée par des membres de Synaps Collectif Audiovisuel.
    Voir leur site internet ICI
    Dans le cadre du Doctorat Sauvage Numérique.

  • Jeudi 24 novembre à 19h :

    – Conférence "Les films de la Confédération Nationale du Travail, durant la Guerre Civile en Espagne : à la recherche d'une fiction anarchiste" proposée par Yannick Gallepie membre de Synaps Collectif Audiovisuel.
    "Juillet 1936 à Barcelone, alors que les combats font rage entre les forces franquistes qui ont impulsé une tentative de coup d’État et les différentes composantes de la résistance « républicaine », des militants de la CNT, syndicat anarcho-syndicaliste, s’emparent de caméras et immortalisent sur pellicule des images qui resteront comme le symbole de ce début de guerre civile : des ouvriers saisissent des armes, des barricades se dressent, des églises brûlent… La CNT, majoritaire dans les processus de collectivisation barcelonais qui durent tout le long des trois années de guerre civile, couvre le conflit grâce au matériel disponible mais relance aussi l’exploitation des salles et la production de fictions. Au-delà de l’intérêt économique et social de relancer l’industrie cinématographique, un leitmotiv revient dans les débats qui entourent cette activité : quel film peut traduire au mieux l’esprit de juillet 1936 ? À quoi doit ressembler le cinéma dans une société post-révolutionnaire ?"
    Lire la suite ICI

  • Jeudi 08 décembre à 19h :

    – Conférence "Le cinéma forain, le tabou du cinéma américain" proposée par Xavier Jeudon, chercheur en Histoire du cinéma.
    "Tandis que le cinéma forain tient une place prépondérante dans les premières années du développement de l'industrie cinématographique américaine, sa figure est d'une extrême rareté sur les écrans américains. Associé à des pulsions macabres, à la culpabilité et au mystère des origines, le cinéma forain serait-il le seul vrai tabou du cinéma américain ?
    Ne pouvant étudier la figure du cinéma forain dans les films américains, nous étudierons sa trace. Le cinéma forain devrait être présent dans les représentations de fêtes foraines, autour des cirques et dans les foires. C'est donc dans les films circassiens que le manque sera le plus visible, que la trace sera la plus parlante. Après avoir étudié l'héritage historique américain et européen des films circassiens américains, la question de l'absence du cinéma forain reste entière. Pourtant l'approche historique nous introduit à la question des origines. C'est donc vers l'interprétation psychanalytique de l'absence, le tabou que nous nous tournons. Le cinéma américain, ou plus exactement ceux qui le composent refuseraient se confronter à l'origine foraine du cinéma américain. Le cinéma ayant entraîné la chute du cirque, grande attraction populaire de la fin du XIXème siècle, la culpabilité plane sur les héritiers d'Edison et Porter. Telle la horde primitive freudienne, le cinéma américain a causé la mort de celui qui l'a accueilli à sa naissance. A partir de cette culpabilité, et variant selon les réalisateurs et les périodes, les films circassiens ne vont cesser de laisser transparaître les pulsions et les conflits psychiques qui animent le cinéma américain. Refoulement, dénégation, formation réactionnelle, activisme, régression, intellectualisation, projection et autres mécanismes de défenses vont être à l’œuvre pour éviter aux cinéastes de souffrir de la culpabilité, des pulsions ou des conflits psychiques qu'ils ont hérité de l'époque ou le cinéma est sorti de la fête foraine."
    En savoir plus ICI

CYCLE "UN HIVER FRANCO-RUSSE : PRÉCIPITONS LE TEMPS OÙ NOUS DEVIENDRONS TOUS DES OISEAUX"
De janvier à mars 2017

  • › les jeudis 27 janvier, 23 février et 30 mars

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 27 janvier à 19h :

    – Conférence "Quand le centre se déplace à la périphérie : le cinéma soviétique évacué en Asie centrale" proposée par Valérie Pozner, directrice de recherche au CNRS, en Histoire du cinéma russe et soviétique.

  • Jeudi 23 février à 19h :

    – Conférence "L'art urbain dans l'Union soviétaique à travers le cinéma soviétique" proposée par Liudmila Piskareva, doctorante en architecture à Paris et assistante et traductrice au projet Makhnovtchina d'Echelle Inconnue à l'est de l'Europe.

  • Jeudi 30 mars à 19h (sous réserve) :

    – Conférence "L'actionnisme moscovite, ligne artistique de la politique postsoviétique" proposée par Pavel Mitenko, artiste, critique d'art et activiste.

CYCLE DES DOCTORANTS SAUVAGES
D'avril à juin 2017

  • › les jeudis 27 avril et 25 mai 2017

  • PROGRAMME COMPLET :

  • Jeudi 27 avril à 19h :

    – Conférence "Généalogie de la Smart City. Sur la réponse cyberétique à la crise de la raison cartographique" proposée par Cosimo Lisi, Doctorant en philosophie.

  • Jeudi 23 février à 19h :

    – Conférence "Itô-Noe (1895-1923) : trajectoire politique et sociale d'une féministe anarchiste de l'ère Taishô" proposée par Marine Simon, doctorante en Histoire.

PRÉCÉDEMMENT AU DSEA :

CYCLE "HABITER L'AUTRE VILLE : FORAINE"

  • › les jeudis 31 mars, 28 avril, 26 mai et 16 juin 2016

  • Le Doctorat Sauvage En Architecture vous invite à quatre soirées, quatre mois pour interroger et réfléchir, dans différents contextes et à différentes époques, sur les formes d'habitats légers et mobiles.
    Quatre sessions, encore, pour comprendre comment des événements historiques, des projets urbains d'in-frastructures (etc.) induisent ces urbanités mobiles et provisoires.
    Une traversée, enfin, pour entendre comment la ville du cadastre rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme.

    Ce cycle a été introduit mardi 15 mars 2016 par le documentaire de Marc-Antoine Granier et Julie Beressi « ArTchitecture et mobilité » diffusée sur France Culture dans l’émission « Sur les docks » (disponible ICI). Ce documentaire analyse et résume le projet Makhnovtchina en donnant la parole à des membres d’Echelle Inconnue, un économiste, une architecte, ainsi que différentes personnes vivant de manière légère et mobile en Normandie.

  • PROGRAMME DES 4 JEUDIS :

  • 31 mars à 19h :

    – Conférence "l'espace des nomades" proposé par Denis Couchaux, architecte de formation, photographe, graphiste, auteur de l'ouvrage Habitats nomades, Éditions Alternatives, 2011
    Confrontées à des milieux très rudes, les civilisations nomades ont mis au point, avec une rare économie de moyens, des constructions extrêmement ingénieuses : huttes, igloos, tipis, tentes noires, yourtes… Mais ces demeures ne sont pas seulement des abris, elles jouent également un rôle symbolique crucial dans la vie de leurs utilisateurs et nous amènent à découvrir une conception de l’espace et des relations sociales radicalement différente de celle que nous connaissons dans les sociétés urbaines.

  • 28 avril à 20h :

    – Fête de lancement de l'ouvrage Villes Nomades de Stany Cambot, fondateur d'Echelle Inconnue, paru en février 2016 aux éditions Eterotopia France.
    En savoir plus ICI

  • 26 mai à 19h :

    – Conférence "Faillir avoir disparu" par Julia Burtin.
    Lendemains de guerre dans les faubourgs auto-construits du Havre, ou comment raconter l'histoire conflictuelle du Zonage industriel.

  • 16 juin à 19h :

    – Présentation de l'ouvrage Actualité de l'habitat temporaine. De l'habitat rêvé à l'habitat contraint
    Avec Gaëlla Loiseau, auteur et Anne Cloarec, Co-organisatrice du colloque qui a précédé à l'écriture de l'ouvrage.
    En savoir plus ICI

« Algériens, juifs, communistes : une équation identitaire à l'épreuve du monde colonial »

  • › Jeudi 25 février à 19h
  • Par Pierre-Jean Le Foll-Luciani, auteur
  • Présentation de son ouvrage "Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale : Trajectoires dissidentes (1934-1965) " paru en mai 2015 aux éditions des Presses Universitaires de Rennes

  • Avant et pendant la guerre d’indépendance algérienne, une petite minorité de juifs algériens ont participé à la lutte anticolonialiste. Descendants de juifs autochtones, faits citoyens français par le colonisateur en 1870, ces hommes et ces femmes ont généralement rompu avec l’ordre du monde colonial après l’épreuve des discriminations antijuives de Vichy.
    C’est au sein du Parti communiste algérien et du Front de libération nationale qu’ils ont publiquement affirmé qu’ils n’étaient pas des Français mais des Algériens, ajoutant parfois qu’ils étaient Algériens parce que juifs. À travers leurs parcours se dessine la possibilité de trajectoires identitaires dissidentes en Algérie coloniale

CYCLE PSYCHIATRIE & VILLE

  • › les jeudis 7, 14, 21 et 28 janvier
  • Organisé à l'initiative du Collectif À Ta Santé

  • À Ta Santé est un collectif de soutien aux psychiatrisés à des degrés divers. La psychologie et la psychiatrie sont l’exercice d’un pouvoir, particulièrement violent dans de nombreuses institutions psychiatriques, générant des normes et nommant des déviances à corriger ou à contenir. Il s’agit pour nous de comprendre les modalités locales de son exercice et d’accompagner quiconque le souhaite dans ses rapports de force avec l’institution. Cela passe par de l’information sur la langue et les pratiques psychiatriques et psychopathologiques (comment est fait un diagnostic selon les concepts utilisés par le psy ? Quel usage en est-il fait ? Etc.), mais également par des informations médicales ou encore juridiques. Dans l’absolu, le droit est loin d’être la solution, mais il offre parfois des possibilités que les patients ne connaissent pas toujours.

    Nous organisons ce cycle de conférence dans le but de multiplier les perspectives depuis lesquelles nous pouvons analyser le pouvoir psychiatrique et y envisager des alternatives.

  • PROGRAMME DES 4 JEUDIS :

  • 7 janvier :

    – Le collectif À Ta Santé commencera par une présentation de ses problématiques et de ses sources d’inspiration.
    Florent Gabarron-Garcia, psychanalyste, membre de la revue Chimères, chercheur associé. Psychanalyse et révolution. "Contre le révisionnisme du psychanalysme contemporain, nous poursuivons ici notre investigation pour dégager les éléments d’une histoire populaire de la psychanalyse. Dans toute l’Europe d’après guerre plusieurs tentatives de reproblématisation de la folie et de mise en place de dispositifs pratiques nouveaux voient le jour. Ce fut d’abord le fait de psychiatres psychanalystes. Engagés dans la résistance, militants, voire marxistes, ils poursuivent dès la sortie de la guerre leurs combats et se donnent explicitement pour objectif de détruire les structures aliénantes de l’hôpital psychiatrique. Nous proposons ici de concentrer notre analyse sur le contexte psychiatrico-psychanalytique français des années 50 jusqu'à l'apport de Félix Guattari au début des années 60."

  • 21 janvier :

    Olivier Jan, psychologue à l'UMAPP, doctorant en psychologie et Gaétan Langlard, doctorant en psychologie. La santé mentale des populations SDF : processus psychiques en jeu dans l'exclusion et dynamique de l'errance. La nécessité d'une bonne institution pour prendre soin

  • 28 janvier :

    René Chaudoy, Évolution et restructuration des équipements de santé mentale, de l'architecture institutionnelle a l'intervention dans le milieu social. Résumé de sa thèse : Comment percevoir aujourd'hui l’évolution de la santé mentale ? Qu'en est-il des reformes apportées dans ce domaine, ou le mouvement des idées, celui des groupes sociaux, des institutions dominant le processus d’évolution des équipements de santé mentale s'est organisé autour de l'image répressive de l'asile. Dans le passage de l'architecture institutionnelle a la politique de sectorisation mis en place dans les années soixante, apparaissent les remises en cause du système de prise en charge. La psychiatrie tente de modéliser de nouveaux lieux d'intervention dans le champ urbain. Les déplacements s’opèrent dans le temps produisant d'autres formes de spatialisation qui sont la conséquence de dialectiques et de stratégies diverses : institutions, groupes professionnels. Il s'agit de proposer a travers ces travaux les moyens d'objectiver les transformations du dispositif de prise en charge des malades mentaux en faisant du cadre bâti un indicateur des pratiques institutionnelles et des groupes socio-professionnels. En effet, en réinscrivant la production des équipements dans une dimension spatiale, nous faisons l’hypothèse que l'espace est devenu objet de la pratique des groupes socio-professionnels, qu'il est la trace de leurs actions et des stratégies qu'ils développent.
  • 11 février (sous réserve) :

    – Discussion entre Bruno de Coninck et Joris de Bischopp, moniteurs à la clinique de la Borde. Il sera question d'architectonie et d'ambiance en psychiatrie. La clinique de la Borde est une institution connue pour être le lieu d'élaboration de la psychothérapie institutionnelle avec des acteurs tels que François Tosquelles, Félix Guattari et Jean Oury. Un soin tout particulier est porté sur l'ambiance, à la manière d'accueillir la souffrance et de fournir les possibilités concrètes d'une multiplicité de transferts que l'institution a pour but de rassembler. Ce lieu a ouvert ses portes en 1953 avec pour héritage la guerre civile espagnole et les dispensaires déployés sur le front catalan, les camps de Septfonds et l'expérience de la résistance à l'hôpital psychiatrique de St-Alban-s/-Limagnole.

« Apéro CodeLab #34 »


  • Il s'agit de comprendre le numérique comme l'eau dans laquelle nous devons aujourd'hui nager, vivre, acter et créer, quitte à en détourner le courant.

  • › Jeudi 10 décembre à 19h

  • Après l'organisation de l'Apéro Codelab #31 en 2014, Echelle Inconnue continue à tenter d'interroger le numérique, ses enjeux et ses réalités, en rééditant l'expérience. Organisé cette année le 10 décembre, il s'agit d'un temps de rencontre entre artistes, hackers et curieux, durant lequel sont présentés des projets à différentes étapes de leur conception.

  • Programmation de la soirée

  • Loya : Projet Eco. Un concert, une rencontre entre le son organique et les ondes électroniques avec des matériaux de récupération. Un projet de l'association Lézard Zébré
  • Emoc : "Sursauteur gamma mou", performance sonore et visuelle
  • Les Copeaux Numériques, tiers-lieu du travail du bois et de la fabrication numérique à Rouen, viendront présenter leur projet
  • Alexandre Petit : Vjing, design génératif (vidéo, graphisme etc.)
  • Mickaël Coenca : Plateforme "Bridges", une exploration poétique et coopérative de l’internet
  • Muséomix Normandie : présentation de leur projet et de l'édition 2016 en Normandie

  • CODELAB.FR

    Codelab est un forum consacré aux pratiques expérimentales de création d'image, de vidéo, de son et de musique qui utilisent des langages de programmation (processing, chuck, supercollider, livecode, etc.), de programmation visuelle (pure-data / gem, vvvv, etc.) ou d'expérimentation électronique (construction d'interfaces et d'instruments, circuit-bending, etc.) Les apéros Codelab sont des temps de rencontre autour du code et des projets artistiques, organisés à l’initiative du réseau de membres du forum codelab.fr.

« Architecture : les stratégies de l'enchantement »

  • Par Paul Ardenne, Historien de l'art, curateur en art contemporain
  • › Jeudi 12 novembre à 19h

  • Cette conférence, au regard de la situation présente de l’architecture, sera l’occasion de poser cette question, d’une continuelle actualité depuis l’émergence de la culture postmoderne : que pourrait être une architecture « enchanteresse » pour de bon, au-delà du rythme saisonnier des modes ?

« Vanmélé, atlas numérique des déportations politiques »

  • Par Pierre Michelon, artiste, membre de la Fabrique Phantom, doctorant Sciences Arts Création Recherche à Paris Sciences et Lettres Université / Ecole Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris.
  • › Jeudi 29 octobre à 19h

  • Dans le grand vanmélé du ciel, Gayatri m'apprenait à lire les nuages
    Extrait du film Tepentar (horizon), pm, in Nous n'étions pas obligés de nous aimer,
    Exposition collective des post-diplômes de Lyon, Réfectoire des Nonnes, 2015.


  • Vanmélé est le titre provisoire d'une cartographie cinématographique que Pierre Michelon a entrepris en 2012.
    C'est un mot de langue créole guyanais que l'on ne peut traduire par "étranger", mais par une poétique qui déjoue le xénophobe : celui ou celle que les vent ont apportéE, ont constituéE.

    De Guyane française, de Kanaky, d’Algérie ou de France des voix s’élèvent, celles des condamnéEs politiques déportéEs par la puissance coloniale face à laquelle ils ou elles tentaient de faire front. Une histoire méconnue se dévoile : elle mêle des espaces géographiques et des destins multiples, des idéologies opposées et/ou solidaires, des correspondances clandestines ou disparues, des travaux forcés, des évasions. C’est un passé commun, un passé traduit et pluriel. C’est le dessus-dessous des paysages, c’est l’écoute des archives, des voix sous silence et des battements d’ailes.

    D’autres récits proviennent de celles et ceux qui se souviennent : quelques enfants de condamnéEs, quand ils le peuvent, évoquent la mémoire de leurs parents. C’est à leur écoute que se construit cette fable politique. Ce serait le montage d’un film inachevable, ce serait un film qui prononcerait — conditionnel — une histoire des décolonisations, telles qu’elles n’ont pas pu être, telles qu’elles ne sont pas encore.